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Dessin versus Photographie de nature

En tant qu’artiste, j’aime à la fois la photographie et le dessin, sans oublier la poésie. Je me suis posée la question de la différence entre la photographie et le dessin.

L’apport de la photographie

La photographie comme support de la poésie

La photographie paraît plus simple et plus rapide. Selon moi, elle complète la rédaction de haikus et de tankas, qui sont des poésies d’origine japonaise, qui favorisent l’observation de la Nature et permettent de saisir l’Instant présent. Ces œuvres poétiques se marient très bien avec l’art photographique. Vous pouvez découvrir plus d’informations sur ma démarche créative via ce lien : https://bit.ly/3hQH4AT

Vous pouvez aussi lire mes poèmes illustrés par des photographies sur Instagram par exemple : https://www.instagram.com/annegdhen/

La photographie permet des approches très diversifiées

La photographie de paysages

On peut photographier un beau paysage lors d’une randonnée par exemple. J’ai ainsi eu l’occasion de photographier de magnifiques paysages en Auvergne. La photographie sublime alors la nature sauvage.

Photographie : Vue d'un paysage en Auvergne pris de loin en grand angle
Col Guéry en Auvergne (Anne Gdhen)

La macrophotographie

On peut aussi capter l’essence d’une belle fleur lors de ballades, voire dans son jardin. Les délicats pétales d’une rose peuvent être pris grâce à la macrophotographie. Cette technique permet même de capter une abeille qui butine la fleur, en voyant le détail du pollen sur ses pattes. La macro ou la photographie de près joue sur les flous de l’arrière-plan. Le sujet ressort d’autant plus que le fond devient flou. On peut contrôler la prise de vue, en jouant sur les distances focales. Le premier plan peut aussi être flou, pour ne révéler que le Sujet. L’œil du spectateur est alors guidé vers la fleur ou l’objet de notre Attention.

Rose trémière blanche prise en macrophotographie
Rose trémière blanche (Anne Gdhen)

Le contre-jour en photographie

On peut jouer sur les ombres et réaliser des contre-jours intéressants. Ils peuvent donner une atmosphère fantastique au sujet photographié. J’aime observer les ombres des arbres au crépuscule ou l’ombre portée sur un mur blanc mue par le vent. Ce type de photographie laisse planer un mystère dans l’œuvre. Il laisse davantage le choix au spectateur de développer son imaginaire : la scène devient l’amorce de Sa vision, et non plus seulement celle du photographe.

Contre-jour en photographie
Sujet en contre-jour (Anne Gdhen)

Le fond filé en photographie

Le fond filé en photographie permet également de rendre le mouvement du sujet. La photo prend vie et l’on capte mieux la rapidité de l’animal photographié par exemple. Le sujet est ainsi valorisé, comme un loup qui court par exemple.

Fond filé en photographie de loup courant
Fond filé d’un loup qui coure (Anne Gdhen)

Le dessin et la peinture

Aquarelle et croquis dans la nature

L’aquarelle est une technique qui peut se pratiquer en plein air, comme le croquis sur un petit carnet facilement transportable. Ces techniques permettent de prendre le temps de bien observer un paysage par exemple et d’en rendre la beauté. La photographie favorise l’instantanéité et la rapidité, alors que l’aquarelle et le croquis, quoique assez rapides, demandent une phase d’observation plus longue du sujet. Il est aussi plus aisé de modifier les formes et couleurs perçues. Le dessin d’un marais survolé par un oiseau Martin-Pêcheur peut avoir des tonalités bleutées presque irréelles, voir l’un de mes designs imprimés sur un coussin en velours sur Tinudée : https://etsy.me/3dHZql1

Dessin comme support de l’imaginaire

Le dessin permet plus facilement d’imaginer une scène sortie tout droit de son imagination. Lors de visualisations créatrices, on peut créer un tableau fantastique, puis prendre une feuille et le « croquer » ensuite. La peinture permet la mise en forme des couleurs souhaitées. Ces dernières peuvent être « irréelles » et refléter la sensibilité de l’artiste. Le dessin devient alors le soutien de notre intériorité et du message que l’on veut transmettre. On peut également photographier un sujet, puis le retravailler en dessin pour le modifier ou l’enrichir.

Femme Dragon réalisée par Anne Gdhen en art numérique
Dessin de la Femme Dragon (Anne Gdhen)

L’abstraction

Le dessin favorise aussi l’abstraction et la liberté de création. Par exemple, j’avais dessiné un oiseau Geai bleu, dont j’aime beaucoup la forme et les couleurs. J’ai retravaillé la forme de l’oiseau, pour réaliser une composition abstraite en dessin numérique. De même, j’ai « peint » un Phénix survolant une mer de lave. Ce type d’œuvres fantastiques n’auraient pu être réalisées avec la technique photographique. Ces créations numériques ont d’ailleurs été imprimées sur des foulards et coussins, voir sur Tinudée : https://etsy.me/3cDmfVF

Design abstrait d'un oiseau Geai bleu sur un coussin en velours
Design abstrait d’un Geai bleu sur un coussin en velours

Conclusion

En définitive, la photographie et le dessin sont pour moi complémentaires, voire indissociables pour un artiste. La première s’ancre davantage dans la perception de la réalité, alors que le second est un support très riche de l’imaginaire. En outre, la photographie complète très bien la poésie liée à la nature (haikus et tankas par exemple). J’aime rédiger cette poésie courte d’inspiration japonaise, tout en prenant des photos d’endroits où je me ballade. La poésie illustrée de photographies s’ancre alors davantage dans le Moment Présent. En tant que designer textile, j’utilise aussi le dessin comme support de l’imaginaire et de mon attirance pour la nature. Mes créations textiles (coussins, foulards, étoles …) sont d’ailleurs le reflet de cette approche.